Le carbone stocké dans le bois, qui provenait à l'origine du CO₂ de l'atmosphère, se combine à nouveau avec l'oxygène contenu dans l'air lors de la combustion du bois. Ce faisant, le CO₂ initialement stocké est libéré en quantité équivalente à celle qui avait été prélevée dans l'air. La combustion du bois est donc totalement neutre en CO₂ !
Pour un chauffage au bois efficace et peu polluant, la qualité du combustible est déterminante. Le bois doit être propre et ne doit présenter ni moisissure ni champignons de pourriture. Son taux d'humidité ne doit en aucun cas dépasser 25 % : plus le bois est sec, plus le chauffage est efficace et respectueux de l'environnement. Le bois doit sécher pendant au moins deux à trois ans pour atteindre un degré de séchage optimal.
Les chaudières à gazéification du bois modernes fonctionnent de manière très efficace et respectent toutes les normes légales en matière d'émissions de gaz de combustion et de poussières. Pour cela, il est indispensable d'utiliser du bois de bonne qualité afin de pouvoir faire fonctionner le système de chauffage de manière écologique et à faibles émissions. Si, par exemple, on brûle du bois trop humide, plus d'un cinquième de l'énergie est perdue pour le séchage du bois dans la chaudière. Le rendement s'en trouve considérablement réduit et l'impact sur l'environnement dû à une mauvaise combustion du bois augmente.
Le bois de chauffage doit être propre et aussi sec que possible. Il est strictement interdit de brûler du bois traité (imprégné ou verni), des panneaux de particules, des matières plastiques ou tout autre déchet. Cela est interdit par la loi et peut également entraîner la perte de la garantie du fabricant.
Le bois fraîchement coupé présente généralement un taux d'humidité élevé. Le bois de conifères affiche un taux d'humidité d'environ 55 à 70 % (teneur en eau de 35 à 41 %), tandis que celui des feuillus se situe entre 70 et 100 % (teneur en eau de 41 à 50 %). Pour la combustion du bois, le taux d'humidité doit idéalement être inférieur à 20 % (teneur en eau < 16 %). Pour cela, le bois doit être stocké au sec pendant au moins un an avant de pouvoir être brûlé.
Pour le bois, on utilise différentes unités de volume. On distingue le mètre cube, le mètre cube compact et le mètre cube en vrac. Le mètre cube correspond à un empilement de bûches dont les arêtes extérieures mesurent 1 m x 1 m x 1 m. Les espaces vides sont pris en compte dans ce calcul. Le mètre cube en vrac, quant à lui, correspond à du bois versé en vrac dans un conteneur de 1 m x 1 m x 1 m. Ici aussi, les espaces vides sont pris en compte. Il n'y a pas d'espaces vides dans le mètre cube compact. Celui-ci correspond à 1 m³ de bois massif sans espaces vides.
Lorsqu'on chauffe du bois, de la vapeur d'eau et de l'oxygène s'échappent à partir de 150 °C. À mesure que la température augmente, la lignine et la cellulose contenues dans le bois se gazéifient également, formant un mélange gazeux inflammable. Avec l'apport d'air, ce que l'on appelle le gaz de bois s'enflamme à une température d'environ 230 à 280 °C. Ce n'est donc pas le bois qui brûle, mais les gaz qui s'en échappent. Il ne reste alors que des résidus solides : des cendres et des restes de charbon de bois.
Contrairement à certaines opinions et affirmations, les systèmes de chauffage au bois ne sont pas systématiquement interdits en Allemagne. En effet, ils sont toujours utilisés dans de nombreux foyers privés et même dans certaines entreprises. Il existe toutefois certaines réglementations et directives qui doivent être respectées afin de garantir la protection de l'environnement.
Conformément à cette législation, les systèmes de chauffage au bois doivent respecter certaines limites d'émissions afin de préserver la qualité de l'air. Les systèmes de chauffage au bois récents, installés à partir de 2015, doivent notamment répondre à des exigences strictes afin de garantir une combustion aussi respectueuse de l'environnement que possible. Chez Windhager, nous recommandons d'éviter les systèmes de chauffage au bois dans les nouvelles constructions et de privilégier plutôt les modèles de chauffage subventionnés, tels que les systèmes à pellets ou les pompes à chaleur.